François Benoît - Marie Châtelin Nevers Nivernais

Paul Benoît – Elisabeth Gobinet 16-9-1658 Montréal

Laurent Benoît-Livernois – Marie-Françoise Tétro 12-11-1691 Boucherville
Joseph Benoît – Marie-Josephte Goyau ou Gougeon 17-2-1721 Longeuil

Laurent Benoit – Elisabeth Adam 14-1-1774 St-Charles- sur-Richelieu

=Amable Benoit – Desanges Beaudry 10-4-1814 St-Marc-sur-Richelieu

Cyrille Benoit – Tharsile Sicotte 27-2-1843 Boucherville

Ernest Benoit – Marie-Louise Charron 21-8-1889 Montréal

Edouard Lebeau – Clorinthe Benoit 6-9-1910 Richmond

Elie Lebeau – Monique Dion  10-10-1959 Windsor

 

Paul Benoît, dit Livernois

Saint Benoît fonda l'ordre des Bénédictins vers 529. En occident, Benoît, béni, benedictus en latin, devint rapidement un prénom et un nom très populaire.
Plusieurs Français portant ce patronyme vinrent en Nouvelle-France; quelques-uns y firent souche. Voici une nomenclature incomplète: Abel, l'inconnu Alexandre, l e charpentier David surnommé La Ruine, Étienne qui fut un engagé des Sulpiciens, le colon Gabriel dit Laforest et Jacques, dit Laguerre, Joseph, chirurgien major des troupes vers 1715, le Récollet Laurent, Pierre, notaire seigneurial de St-Ours etc. Dirigeons notre attention vers Paul Benoît.

 Châtillon-en-Bazois

C'est à Châtillon-en-Bazois que Paul Benoît avait vu le jour vers 1626. La Bazois, minuscule région de France, occupait la partie orientale de la province française du Nivernais. La bourgogne. le Bourbonnais. le Berry et l'Orléannais encerclaient le Nivernais. Après la Révolution française, Câtillon -en- Bazois devint un chef-lieu du département de la Nièvre, dans l'arrondissement de Câteau-Chinon. Paul porta en Nouvelle-France le surnom de Nivernois qui fut remplacé par celui de Livernois.

Comment Paul Benoît, élevé au centre de son pays, eût-il l'idée de venir au Canada?. Secret bien gardé. Paul, intelligent mais non scolarisé, chercha comme charpentier un emploi en dehors de son patelin. Il avait environ 25 ans lorsqu'il fut intercepté par un recruteur de M.de Maisonneuve, probablement à Nevers où il travaillait au début de 1653. Paul de Chomedey, débarqué en France depuis l'automne de 1651, désirait ardemment engager 200 colons-soldats pour sauver et développer Ville-Marie. Tâche difficile. Il réussi à obtenir l'assentiment de 154 engagés dont 120 honorèrent leur signature comme Paul Benoît, qui signa son engagement pour 5 ans devant la notaire Lafousse, à Laflèche, le 23 mars 1653. Parce qu'il était un homme de métier, on lui promit 100 livres comme salaire annuel. Le 20 juin au port de St-Nazaire, par devant le notaire Belliote, il obtenait un salaire avancé à 123 livres.

Le 20 juin 1653, à St-Nazaire, ville portuaire située à l'embouchure de la Loire, Paul Benoît montait sur le Saint-Nicolas. Le fils de François Benoît et de Dimanche Chapelain regarda pour une dernière fois les rivages de sa patrie pour se tourner vers l'horizon de l'avenir qu'il voulait prometteur. Les matelots hissèrent les voiles du St-Nicolas. Le navire pointa alors sa proue hésitante vers la Nouvelle-France.

 Traversée difficile

 Le St-Nicolas de Nantes pouvait-il affronter les bourrasque de la mer? On s'aperçut bientôt qu'il était vermoulu, pourri, qu'il faisait eau de toutes parts. Tous les hommes dont Paul Benoît, furent mobilisés pour étancher le navire. Peine perdue! Entêtement inutile! Après avoir parcouru 350 lieus en mer, il fallut rebrousser chemin. L'eau envahissait la cale et menaçait de gâter les provisions. Soeur Marguerite Bourgeois a écrit que tout allait périr sans le secours des gens de la côte. M.de Maisonneuve fit mettre tous ses hommes sur une île avant d'accoster à St-Nazaire, parce qu'il craignait fort que tous s'enfuient. Les experts examinèrent le navire. Ils le déclarèrent à l'article de la mort. Il fallut en trouver un autre , transporter les bagages et les provisions, compléter ce qui manquait, nourrir tous les passagers en attente aux frais de la compagnie de Montréal. Le 20 juillet seulement, la Ste-Marguerite fit voile vers le Nouveau-Monde.

Hélas comble de malchance, la maladie se déclara sur le vaisseau et il y eut un grand nombre de malades et il en mourut huit en mer, précise encore soeur Bourgeois. Nous ne savons pas si Paul eût à souffrir de l'épidémie. Ses compagnons d'infortune étaient les ancêtres Jean Auger, Etienne Bouchard, Honoré Danis, Pierre Desautels, Pierre Godin. Louis Guertin, Gilles Lauzon, Jean Valiquet, etc., De plus, 14 filles accompagnaient Marguerite Bourgeois.

Enfin, la recrue toucha la rade de Québec le lundi 22 septembre 1653. C'était la délivrance. Le pilote ne prit pas garde à une arrête qui s'enfonça tellement dans le navire en arrivant à Québec, que les grandes marées ne purent le relever, et qu'il fallut le brûler sur place.

Paul Benoît et ses amis avaient hâte de se rendre à Ville-Marie. M. de Lauzon ne voulut pas fournir des barques à M. de Maisonneuve, nommé gouverneur de Montréal depuis le 8 avril dernier. Ce n'est que le 16 novembre 1653 que Paul Benoît et les autres membres de la recrue mirent le pied à Ville-Marie, au milieu de la joie inexprimable de toute la population Montréalaise.

Des noces à Ville-Marie

Paul Benoît s'est bien débrouillé. Comme charpentier, l'ouvrage ne manquait pas. Il semble qu'il ait possédé, dès 1655, un emplacement le long de la rue St-Paul, entre les voisins  Étienne Bouchard et André Dumets. À l'été de 1658 Paul devait avoir environ 32 ans révolus. L'heure de fonder un foyer était sonné depuis longtemps . Il fréquenta une demoiselle nouvellement arrivée de France, Elisabeth Gobinet, fille de feu Nicolas Gobinet et de Marguerite Largeleux de Gonesse au Vexin, arrondissement de Montmorency, archevêché de Paris. La fiancée était âgée de 17 ans environ.

Le 9 septembre 1658, Elisabeth et Paul firent rédiger leur contrat de mariage par le notaire Bénigne Bénigne Basset. Étaient présents à cette cérémonie civile Louis D'Ailleboust, gouverneur de la Nouvelle-France, Barbe de Boulogne, son épouse, Paul de Chomedy , gouverneur de l'île de Montréal, Jeanne Mance, Lambert Closse, Gilbert Barbier, Jean QAubuchon, Louis Chartier, Pierre Desautels, Urbain Brassard, etc., bref une brochette de personnages à couper le souffle! Les futurs époux ne savaient pas signer.
Selon la coutume , la bénédiction nuptiale eut lieu le lundi. Le 16 septembre, six couples se présentèrent devant le même prêtre, qui oublia de signer, probablement Gabriel Souart, Sulpicien, premier curé de Ville-Marie un neveu du récollet Joseph LeCaron. Pour témoigner de leur présences au mariage de Paul et Elisabeth, signèrent de leur noms dans le registre Paul de Chomedy et Bénigne Basset, dit Deslauriers

 Propriétaire terrien

Posséder le sol , c'est posséder la patrie. Paul Benoît, le 12 mai 1659, obtenait 2 arpents de front de terre sur le fleuve avec une profondeur de 15 arpents, le tout situé entre la terre de Pierre Picoté de Belestre et celle de Marie Fournin, veuve de Testard de Laforest, Et le 30 juin suivant, Jacques Milot échangea sa propriété de 30 arpents carrés , possédée depuis le 30 août 1655, pour l'emplacement d'un demi arpent de terre aux mains de Paul Benoit dans le centre du village de Ville-Marie. Paul donne en même temps la maison de charpente qu'il avait bâtie là. Avant de la rendre, il devra la «couvrir de planches à ses frais», élever une cheminée, à bâtir un four à pain de deux minots avec une maçonnerie bien bousillée, le tout terminé avant le 29 septembre.

Entretemps le 6 juillet, Urbain Jetté s'engage à maçonner en bousillage une maison appartenant à Benoît . Celui-ci lui promit de payer 53 livres comme prix du marché. Puis Paul chercha à revendre la terre qu'il avait acquise de Jacques Milot. Un acheteur se présenta le 11 août du même été, Bertrand de Rennes, dit Pachanne. Celui-ci était prêt à débourser 900 livres pour cette propriété, à condition que Benoît termine le solage de la charpente de maison déjà élévée, fasse un four à cuire le pain,etc.

Paul Benoît avait bien des cordes à son arc. Un contrat signé par Basset le 7 janvier 1660, nous apprend qu'il avait reçu une autre concession de terre dans le domaine des seigneurs, avant celle du 12 mai 1659. C'est elle qu'il vendit à Robert Jurie. Ce bail à terme devait rapporter au vendeur 17 minots de grain par année. L'on sait que le contractant Jurie s'en alla combattre au Long-Sault avec Adam Dollard, sieur Des Ormeaux, qu'il «s'est sauvé par les Hollandais et est retourné en France». Alors cette terre de 3 arpents de front, Paul la céda complètement à Honoré Langlois, dit Lachapelle, le 18 octobre 1660, contre un dédommagement de 208 livres tournois. L'acheteur lui fera 10 barriques de chaux qui seront évaluées à 5 livres la barrique. Honoré Langlois signe avec parafe cet acte d'acquisition. Paul Benoît vivait surtout de son métier de charpentier et de maçon. Il travaillait fort.

Milicien

Avec M. de Maisonneuve comme fondateur, la première milice régulière organisée fut celle de 1663, la milice de la Ste-Famille de Jésus, Marie et Joseph. Nous possédons aujourd'hui un système de défenses capable d'intervenir à la moindre alerte, le jour et la nuit. Au temps de Paul Benoît aussi, il fallait être toujours aux aguets tant la hardiesse iroquoise menaçait la bourgade de Montréal. Par ordonnance signée le 27 janvier et proclamée le lendemain, Paul de Chomedy faisait appel à tous les hommes volontaires de l'île pour assurer la défense. En un rien de temps, furent mises sur pied 20 escouades volantes composées de 7 hommes chacune. Paul Benoît faisait partie de la sixième. Ses compagnons: Etienne Trudeau, Jean Desroches, Nicolas Godé, Pierre Papin et François Bailly, sous la direction du caporal Gilbert Barbier

Après le passage du régiment de Carignan, la milice régulière fut soldée par le gouvernement de Montréal. Il y avait cependant des cotisations bénévoles. Ainsi le rôle des habitants de l'île en l'année 1673 présente comme l'un des cotiseurs Paul Benoît. Il avait fourni 10 sols.
   Vis-à-vis  l'île Ste-Hélène.
Le recenseur de 1667 donne comme voisin de Paul Benoît, Pierre Picoté, sieur de Belestre, et la veuve Marie Pournin, les mêmes propriétaires mentionnés lors de l'achat de son lot le 12 mai 1659. Ces gens vivaient l'est de Ville-Marie, près de la rue Iberville aujourd'hui, vis-à-vis l'île Ste-Hélène. Paul possédait alors 12 arpents de terre cultivée et une bête à cornes.

Au mois d'août 1667, Paul Benoît, Honoré Danis, dit Tourangeau et Nicolas fils, s'unissait pour faire «un comble de charpente avec deux lucarnes» pour le compte de Jean-Baptiste Migeon, sieur de Bransat. Prix global promis et notarié: 61 livres.

Pierre Picoté se montra intéressé à acheté un terrain de 10 perches de large par 5 perche de long à l'avant de la terre de son voisin Benoît. Le marché fut conclu le 27 avril 1670 pour le prix et somme de 55 livres.

Évidemment, les belles charpentes intéressaient plus Paul Benoît que les terres bien cultivées. Il était charpentier racé. Le bailli de l'île de Montréal recourut même à ses services. Paul et Gilbert Barbier jugèrent, le 6 septembre 1673, que le travail accompli par un charpentier dans la construction d'une maison pour Pierre Gadois valait 250 livres.

Pionnier de Longeuil.

Paul Benoit vers 1674, traversa le fleuve pour s'établir sur la rive-sud , plus précisément à Longeuil. Pourquoi? Il avait été attiré par le nouveau seigneur du lieu. Charles Lemoyne, anobli depuis le mois de mars 1668, obtint de Jean Talon, le 13 novembre 1672, une seigneurie. Il lui donna le nom de Longeuil en souvenir d'un village de Normandie, aujourd'hui dans l'arrondissement de Dieppe, sa patrie .Le 14 juin 1674, l'acte de baptême de Jacques Benoît porte la mention fils de Paul, «habitant de Longeuil». Paul reçut ses titres de concession de 3 arpents par 20, le 20 mars 1675. Ses voisins concessionnaires étaient François Bleau et Guillaume Gendron, dit de La Rolandière. Le recensement de 1681 nous apprend que Paul possède 5 bêtes à cornes et douze arpents en culture.

Paul Benoît se trouvait tellement bien à Longeuil qu'il décidât, le 20 novembre 1682 d'échanger sa propriété de Montréal, sur laquelle il avait vécu pendant plus de 13 ans, avec une portion de 20 arpents de terre que possédait son voisin de Longeuil François Bleau, maître boulanger. Pour ajuster cet échange, Bleau bailla 90 livres à Benoît et effaça une dette de 10 jours de travail que Paul lui devait.

Paul n'a jamais cessé d'exercer son métier de charpentier. Il avait construit, près de Notre-Dame -de Bonsecours une «portion de bastiment» pour le compte de Jean Petit, sieur de Boismorel. Le propriétaire ne fut pas content de ce travail. Paul et Jean, le 11 octobre 1683, s'en rapportèrent à des estimateurs compétents pour régler à l'amiable leur différend.

 Enfants Gobinet-Benoît

 Elisabeth Gobinet et Paul Benoît procréèrent onze enfants en l'espace de vingt ans. tous possèdent leur actes de baptême à Ville-Marie. Cependant les trois derniers naquirent à Longeuil. Tous atteignirent l'âge adulte, un record à l'époque. Voici leurs noms par ordre de naissance: Élisabeth, Laurent, Etienne, les jumelles Barte et Marie-Anne, Hélène, Marguerite, Geneviève, Jacques, François, Yves.
Elisabeth, Barte, Marie-Anne, Hélène et Marguerite épousèrent respectivement François Bleau, Thomas Hébert, et François Bory, Jean Bourdon et Jean Basset, Guillaume Goyau, Jean Tournois et cumulèrent 35 enfants. Marguerite à elle seule en eut douze. Geneviève, l'épouse de Pierre Hay maître sculpteur, est décédée sans postérité après 10 mois de mariage seulement. Marie-Anne épouse en secondes noces de Jean Basset, fut tuée par les Iroquois en 1697.

Le fils Jacques disparaît après le 7 mars 1669; Yves après le 24 novembre 1710. Le 23 juin 1706, Yves s'était engagé à servir sa mère pendant une année pour un salaire de 150 livres . Quant à Laurent, Etienne et François ils prirent pour épouse Marie-Françoise Tétreau, Jeanne Campeau, Angélique Chagnon. Ils furent les seuls à transmettre le patronyme Benoît-Livernois, avec leurs 31 rejetons.

Pendant leur jeunesse, ils furent coureurs des bois. Laurent fut un employé de Charles Aubert, sieur de Lachenaie. Parti de Michilimakinac le 10 août 1683, il se trouvait le 10 décembre, à la rivière Téatiki (Kankakee) où il hiverna. Au mois de mars, il fut dépouillé de se Pelleteries par des Amérindiens. Etienne, lui s'engagea pour l'ouest

Le commerce des fourrures était rémunérateur. Laurent le 17 novembre 1682, se paya le luxe de prêter 300 livres à son père.

 Fin d'un règne

 Le premier Janvier 1686, Paul Benoît mourut. La paroisse de Longeuil en deuil, n'était pas encore organisée. C'est à Boucherville, jeudi le 3 janvier, qu'il fut inhumé en présence de son fils aîné Laurent, du seigneur Charles Lemoyne et de Jean-Louis Jadon, sieur de St-Cirque, capitaine à l'armée. Le curé Pierre de Caumont présida la cérémonie funèbre. Paul avait 66 ans d'âge, selon le registre.

Elisabeth Gobinet, femme forte et courageuse, prit en charge la mise en valeur de la ferme familiale pendant 28 ans. Le 20 janvier 1692, François Bleau, son gendre, boulanger à Ville-Marie, lui donna quittance pour un avancement d'héritage de 200 livres . Le même jour, Elisabeth avoua devoir 100 livres à son fils Laurent , à cause de la succession de son mari. Le 25 juin 1714, elle loua sa ferme à Marin Surprenant, époux de Marguerite Cartier.
Décidément, cette reine du foyer avait fait plus que son possible. Ce 25 juin 1714, elle était au bout de ses forces. Elle convoqua tous ses enfants et petits-enfants chez le notaire Marin Taillandier, notaire de Longueuil. Avec franchise, elle leur exposa la situation et leur demanda de l'aider à finir ses jours dans la dignité. Il lui fallait 300 livres par an à prendre sur les biens de le famille. De cette façon, elle organisait sa vie comme elle l'entendrait et pourrait payer ses dépenses chez qui elle logerait, L'accord fut conclu avec l'assentiment de tous.

Le 3 avril 1715, à St-Antoine de Longueuil, Elisabeth rendit sa belle âme à Dieu, à l'âge de 76 ans. Le Récollet Nicolas Bernardin fit l'éloge de la défunte devant la paroisse endeuillée. Le règne de la première génération Benoît-Gobinet prenait fin.

En quittant les rives du St-Laurent, Elisabeth et Paul laissaient le peu de chose qu'ils avaient, mais ils gardaient pour toujours ce qu'ils étaient pour le présenter à leur descendance comme témoignage de fidélité, de tendresse et de générosité.

Photographe

À Québec, en 1864, Isaïe Benoit de Livernois, époux de Elise Lemieux, ouvrit un studio de photographie. Quatre générations de Livernois ont laissé dans la région des milliers des milliers de souvenirs. Une partie du fond Livernois : Négatif sur verre , épreuves sur papier albuminé aux tons chaud de cuivre au chlorure d'or , est conservée aux archives nationales du Québec et aux archives publique du Canada , plus de 150,000 clichés. Les archives de la basilique Ste-Anne-de-Beaupré en possèdent aussi quelques centaines.

Extraits tirés de volumes:
Nos Racines
Auteur Gerard Lebel