Mon ascendance à Jean Guyon
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Jean Guyon-Mathurine Robin 02-06-1615 Mortagne

Claude Guyon-Catherine Collin 07-02-1665 Québec
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Claude Guyon-Madeleine Lehoux 26-04-1688 Québec
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François Dion-Marguerite De Lessard 03-11-1723 Ste-Anne-de-Beaupré
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Pierre Dion-Elisabeth Dallaire 02-02-1761 Beaumont
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Joseph Dion-Thérèse St-Pierre 03-07-1799 Montmagny
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Joseph Dion-Marie-Josephte Pépin-Lachance 01-08-1826 Beaumont
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Onésime Dion-Lumina Bourque 12-01-183-63 Wotton.
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Antonio Dion-Elmire Godbout 04-04-1903 Wotton
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Gérard Dion-Béatrice Nault
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Monique Dion-Elie Lebeau 10-10-1959 Windsor
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Jean Guyon

L'une des plus anciennes famille française à venir s'installer au pays, l'une des plus nombreuse à ses débuts, l'une des plus respectables et des plus connues, ce fut celle de Jean Guyon ou Guion et de Mathurine Robin. Les descendants se reconnaissent souvent comme DION, parfois comme DESPRÉS, DUMONTIER, LEMOINE, et en Louisiane comme DERBANNE.

Perche
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La famille Guyon possède ses racines terriennes au Perche, plus précisément à Tourouvre, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Mortagne-au-Perche, dans le département de l'Orne.
Jacques, père de l'ancêtre canadien, apparaît pour la première fois à Tourouvre, le lundi 6 janvier 1578, comme témoin d'une vente de terre. Le vendredi 15 avril 1583, Jacques et sa femme, Marie Huet, se font donation mutuelle au dernier vivant. C'était leur contrat de mariage. Dans les registres paroissiaux de Tourouvre, l'on peut lire l'acte de baptême de leur fille Marie portée sur les fonts baptismaux le 21 septembre 1588 par François Lousche et Marie, veuve de Jean Charpentier. Thomas Crête, marchand bourgeois de l'endroit, deviendra son mari.
Jean Guyon reçoit le baptême à St-Aubin de Tourouvre le vendredi 18 septembre 1592, un siècle après la découverte de l'Amérique. Parrains: Pierre Collin et Pierre Dolinet: marraine Catherine Goddin. Jean grandit à Tourouvre, fréquente l'école, apprend un métier, prépare la fondation de son foyer.
À l'âge de 22 ans le 18 mai 1614, il prête à Pantaléon Bigot laboureur à Auteuil, petit village au sud-est de petite patrie de Robert Giffard, une somme consistant «en un petit pistolet d'or, des pièces de cinquante-deux sols, des quarts d'écus et autre monnaie blanche», valant la somme de 84 livres. Son métier de maçon lui permet déjà de faire des économies
Jean Guyon, le 12 mai 1615, épouse à Mortagne, Mathurine Robin, fille d'Eustache et de Madeleine Avrard. Le couple fixe son domicile à  Mortagne. Cependant, un peu plus de cinq mois après ses noces, soit le 30 novembre, les paroissiens de Tourouvre commandent à «Jehan Froger et Jehan Guyon, de l'état de maçon, demeurant paroisse de St-Jean de Mortagne, une montée de pierre pour atteindre la tour du clocher avec une huisserye de pierre blanche de La Louverye au pied et entrée d'icelle montée» . Une huisserie se définit comme une partie fixe en bois formant les pieds droits et le linteau d'une porte dans un pan de mur. Le descendant pèlerin visitant l'église de Tourouvre peut encore admirer cette montée de pierres et cette huisserie construites par son ancêtre.
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Maçon à Mortagne
«vous défricherez, déserterez et cultiverez les terres et les bois de ma seigneurie de Beauport»... Ceci se passait le 14 mars 1634, Guyon se voit promettre 1,000 arpents de terre avec droit de chasse et de pêche. Pendant les trois premières années, toutes les dépenses seront payées par le seigneur. L'on fixe l'engagement à la St-Jean-Baptiste. Même en 1636, Giffard fera venir à ses frais les membres de la famille demeurés en France. Plusieurs autres conditions et avantages sont signés devant le notaire Roussel, Giffard, Damien Chamboy, Jean Pousset et Jean Guyon.
Le même jour le 14 mars 1634, Jean Guyon, censitaire du seigneur apothicaire Giffard, vend à Denis Gentil, sieur de Rougemont, un lottereau de terre, un jardin, situé à l'entrée de la ville de Mortagne, paroisse de Loisé. Prix: 45 livres. Cependant, le chef de famille Guyon, garde une maison qu'il possède à Mortagne. Il en fera don à une confrérie charitable de St-Jean, 20 ans plus tard, soit le 18 octobre 1653.
Selon Alfred Cambrai, la famille Guyon, à la dernière minute, se décide de passer tout entière en Nouvelle France, dès 1634. Ensembles, tous veulent partager les risques, les peines et les joies d'une telle aventure. L'on sait que Mathurine Robin avait mis au monde un fils, Michel , le 3 mars précédent. Entreprendre la traversée de l'Atlantique avec un si jeune poupon, quel courage! Ce premier contingent d'émigrants comprenait 43 personnes dont la famille Guyon ou huit membres. L'aînée Barbe Guyon, épouse de Pierre Paradis depuis le 11 février 1632 attendra quelques années avant de venir rejoindre les siens en Amérique.
Quitter le pays, c'est mourir un peu. Atteindre la Nouvelle-France, c'est commencer un avenir prometteur. L'on se mit en route vers Rouen , puis vers Dieppe, port d'embarquement où un flottille de quatre vaisseaux placés sous le commandement de Charles Duplessis-Bochart, général de la flotte de la compagnie des Cent-Associés, le
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Arrivée
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Selon les relations des jésuites, le 31 mai 1634, une chaloupe vient annoncer à Québec que trois vaisseaux des Cent Associés sont arrivés près de Tadoussac. Un quatrième est attendu incessamment, celui de Duplessis-Bochart. Le 4 juin, Robert Giffard et sa recrue percheronne, dont 35 personnes de Mortagne, atteignent Québec dans l'allégresse, jour de la Pentecôte. Pour Giffard, c'était revoir un pays qu'il aimait depuis longtemps; pour ses compatriotes, c'était découvrir, commencer à aimer.
Giffard, sa femme et ses deux enfants sont logés au fort St-Louis. Les biens et les outils sont rangés dans le vieux magasin de l'habitation. Hommes, femmes et enfants trouvent logis dans les baraques élevées près de la grève. Puis, des éclaireurs et enfin l'ensemble du groupe quittent la basse ville pour rejoindre la petite rivière Notre-Dame de Beauport. Au plus vite, il fallait semer, élever une maison manable, s'installer. Zacharie Cloutier et Jean Guyon tracent près de la rivière Dubuisson leur premier carré de maison, une maison commune semble-t-il.
Dès la première année, le blé vint très vite, le long des souches et dans les clairières.
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Développement.
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En 1637, le 11 décembre, Jean Guyon et Zacharie Cloutier sont mis en possession des fiefs Dubuisson et de la Clousterie. À la même époque, Jean bâtit un moulin pour faire de la planche.
Quelques-uns des Beauportois travaillèrent à la construction de l'église paroissiale de Québec, de la résidence du gouverneur , dont Jean Guyon en 1646 et 1647. Le 18 avril 1648, dans le détail des comptes, apparaît le nom de Jean Guyon:« Pour le charroy qu'il a esté nécessaire pour charroyer la pierre, le bois, le sable, la chaux, la planche, etc.,... et tous les charrois se sont faictz par les sieurs Hubou,... Jean Guyon, Zacharie Cloutier», etc.
En vertu de son contrat de concession de son fief, Jean Guyon, vassal, est obligé de rendre foi et hommage au seigneur, un genou en terre, etc. La fierté de Guyon résiste à cet acte d'humilité obligatoire. Le seigneur Giffard n'est pas content de cette attitude et s'en plaint au gouverneur; celui-ci, le 19 juillet 1646, oblige Guyon à s'exécuter avant quinze jours. Le 31 juillet, nouvelle menace rédigée sur papier et signée par le notaire Guillaume Tronquet. Le même jour, Jean Guyon «porte foy et hommage». Le rusé censitaire profite de l'absence du seigneur pour remplir son devoir devant un serviteur. «Il s'est transporté en la maison seigneuriale de Beauport et à la principale porte et entrée...auroit frappé et serait survenu François boulé fermier du dit seigneur de Beauport ou personne luy ayant charge de recevoir les vassaux a foy et hommage... le dit Guyon s'est mis un genouil en terre, nud teste, sans espée ny esperon et a dit par trois fois ces mots: Monsieur de Beauport, je vous faict et porte foy et hommage que je suis tenu de vous faire»...
Et la vie continue ainsi pendant encore plusieurs années. Le 20 février 1660, Confirmation par Mgr de Laval de Jean Guyon, père.
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La Guyonnière
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En France, en dehors du Perche, existent toujours trois villages appelés Guyonnière. Au Canada, la guyonnière se compose de dix membres dont huit baptisés à Mortagne: Barbe, Jean, Simon, Marie, Marie, Claude, Denis et Michel. Noël et François nés en Nouvelle France.
Marie, seconde de ce prénom, baptisée le 29 janvier 1627 n'a laissé aucun autre signalement de sa présence. Quant à Noël, il reçoit le baptême le 27 août 1638 à Québec; il est inhumé au même endroit, le 11 septembre suivant.
L'aînée Barbe, portée sur les fonts baptismaux de St-Jean de Mortagne par Jean Pousset et Barbe, femme de Nicolas Poulard, le 19 avril 1617, épouse Pierre Paradis le 11 février 1632. Vingt ans plus tard, le couple vient rejoindre sa parenté en Nouvelle France. Par ses 11 enfants, il possède au Canada une digne et grande descendance. marie Guyon, parrainée le 18 mars 1624 par Jacques Robin et Marie Chahaigne, accepte comme compagnon de vie, François Bélanger, futur seigneur de Bonsecours ou l'Islet. Leur dizaine d'enfants leur assurèrent une descendance vivace et nombreuse.
Le deuxième fils des Guyon, Simon (1621-1682), le 10 novembre 1653 épouse une jeune fille née au pays, plus précisément à Ste-Anne-de-Beaupré, Louise Racine, fille d'Étienne et de Marguerite Martin. Simon s'occupa beaucoup de chasse et de pêche. Le journal des jésuites rappelle que Charles Cadieu et Simon Guyon étaient revenus de la chasse aux loups marins. Jean, fils laîné d'une famille de sept, est ordonné prêtre, le 21 novembre 1683. Chanoine et prêtre, il est mort en France. le 1 er janvier 1687.
Claude Guyon (1629-1694) se marie deux fois, d'abord avec Catherine Collin, qui lui donne une douzaine de rejetons puis avec Margurite Binaudière, veuve de Symphorien Rousseau, sans postérité. Claude vend sa part d'héritage de l'arrière-fief DuBuisson à Jean Crête, le 4 août 1660. Deux de ses filles, Elisabeth et Marie-Anne, devinrent membres de la congrégation Notre-Dame de Marguerite Bourgeois. (C'est de ma lignée)
Marie-Thérèse Guyon, femme d'Antoine de Lamothe-Cadillac, fondateur de Détroit 1e 25 juin 1685, est la fille de Denis Guyon(1631-1685) et d'Élisabeth Boucher, issue de François. Denis fait sa marque dans tous les métiers: défricheur, commerçant de pelleteries, portageur et voyageur vers les missions du nord du lac St-Jean en 1661 et vers le pays des Ouatouais. Il est mort victime de son dévouement en secourant des immigrants contaminée par des maladies contagieuses. Famille de neuf enfants, dont trois seulement survécurent.
Michel Guyon (1634-1703), seigneur de Rouvray, mari de Geneviève Marsolet le 4 septembre 1662, se spécialise dans la construction des navires à la rade de Québec. Il demeure en face de la rue St-Pierre. Ses treize enfants lui assurent une descendance par ses filles.
Le cadet, canadien de naissance, François Guyon (1639-1718), s'allie lui aussi à la famille Marsolet en épousant Marie-Madeleine, fille de Nicolas et de Marie Barbier, le 4 septembre 1662, à Québec. Il achète les droits des cohéritiers de l'arrière-fief DuBuisson. Comme seigneur, il porte le surnom de Després. Famille de douze enfants.
À la troisième génération, les petites-filles et petits-fils de Jean Guyon et de Mathurine Robin pouvaient se vanter d'être 89 à la fête du souvenir.
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La couronne
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Pour marquer le départ des ancêtres, Jean et Mathurine l'on se serait attendus à des manifestations de reconnaissance, à des couronnes de branches de sapins déposés sur leur tombeau. Il n'en fut rien. Dans le registre, à peine deux noms et deux dates. Aucun témoins n'est mentionné; aucun prêtre n'a signé. Mathurine Robin, décédée à Beauport le 16 avril 1662, est inhumée à Québec, le jour suivant. Jean Guyon, mort le mercredi 30 mai 1663, est enterré à la capitale de la colonie, le 31. Leur couronne et leur gloire, ce fut leur vie à Mortagne et à Beauport, vie de foi indéfectible en l'avenir d'une patrie nouvelle et florissante.
D'après une étude publiée dans l'Action Catholique de Québec le 30 novembre 1921, la famille Guyon, en neuf générations a donné à l'église canadienne: un cardinal, dix-sept archevêques et évêques, plus de 450 prêtres et une multitude de religieux et religieuse, Le cardinal Bégin avait comme première aïeule Barbe Guyon mariée à Pierre Paradis. Ainsi que Mère Marie-Léonie Paradis fondatrice des petites soeurs de la Ste famille
Textes tirés des volumes "Nos Racines
Gérard Lebel C.ss.r. auteur

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