La Généalogie des Godbout

 

Nicolas Godbout & Marie-Marthe Bourgoin
Bernival le grand près de Dieppe.

Antoine Godbout & Marguerite Labrecque. 6-2-1698 St-Pierre I.O.

Antoine Godbout & Genevieve Rouleau 21-04-1721 St-Laurent I.O.

André Godbout & Marguerite Auray-Grammont 7-1-1801 Nicolet.

Jean-Baptiste Godbout & Henriette Bourgoin 5-8-1826 Nicolet.

Zéphirin Godbout & Marie Couture 4-4-1864 Wotton.

Antonio Dion & Elmire Godbout 4-4-1903 St-Camille de Wolfe.

Gérard Dion & Béatrice Nault 3-1-1903 Wotton.

Monique Dion & Elie Lebeau 10-10-1959 Windsor.
 

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    Nicolas Godbou
         
    Nicolas Godbout était originaire de Berneval-le-grand, localité ayant connu une certaine prospérité comme port de mer sur la côte normande et située à quelque cinq kilomètres à l'est de la ville de Dieppe.
    Michel Godbout, laboureur et Colette Caron font baptiser huit enfants à l'église de Notre-Dame de Berneval, entre 1625 et 1643. En 1635, le 18 mai a été baptisé Nicolas futur canadien. Nicolas grandit et fréquenta l'école puisqu'il signait Nicolas Godebout avec aisance. C'est à peu près tout ce que nous savons sur la période de l'enfance de notre ancêtre. Comme bien d'autre de sa génération, Nicolas rêva du Nouveau Monde. Il connaissait la mer et ses colères, son horizon bornée par la barrière de l'infini et l'appel du dépassement.. À l'âge de 19 ans, en 1654, il décide de franchir l'océan pour venir à Québec. Le point de départ fut-il Dieppe ? Quel fût son engageur ? Mystère. Le 15 avril 1655, juste avant l'ouverture de la navigation transatlantique, Nicolas Godbout apparaît comme témoin à la cession et bail à ferme de Louis-Théandre Chartier de Lotbinière à Jean Bourdon. Que conclure de cette présence ? Nicolas aurait été l'engagé de Bourdon pour une période de trois ans, selon la coutume de l'époque, semble-t-il ? Bourdon , arpenteur, cartographe, ingénieur, commis et procureur général de la Communauté des Habitants de la Nouvelle-France depuis 1651, seigneur de Dombourg depuis le 15 décembre 1653, propriétaire de diverses concessions aux alentour de Québec, avait besoin de main-d'œuvre qualifiée. Nicolas Godbout était l'un de ces hommes de choix. En 1657, Bourdon partit de Québec le 2 mai pour essayer de rejoindre la Baie d'Hudson. Avec 16 hommes, il se rendit près du 55e parallèle et revint à son point de départ, après trois mois. Nous aimerions trouver la preuve que Nicolas Godbout faisait parti de cette expédition. Après trois ans d'engagement auprès du même maître, Nicolas tente de voler de ses propres ailes. Le 25 avril 1658, lui et François Heude, tous deux qualifiés de matelots, sont debout à la maison du défunt Charles Sevestre, à la basse ville, par- devant le notaire Jean-Baptiste Peuvret. Jacques Maheu et Ignace Sevestre proposent aux deux mariniers de faire le voyage " des Trois-Rivières " dans la chaloupe " dud Sr Maheu ". " Et en cas que leds Srs Maheu et Sevestre voulussent faire voyage à Tadoussac et d'autre lieu en descendant. "....Promesse d'un salaire de 30 livres Tournoi par mois pour chacun d'eux.

    Vers d'autres Horizons

    Après sept ans de vie canadienne, Nicolas songe à se fixer un port d'attache du mariage, et souhaite entreprendre le voyage de la vie avec Marie-Marthe Bourgoin. La fille de Jean Bourgoin avait vu le jour à Paris. Île St-Louis, paroisse Notre-Dame, vers 1637. Selon le père Archande Godbout , Marie-Marthe aurait été amenée de France par Anne Gasnier, femme de Jean Bourdon, ami de Nicolas Godbout. Le traité et promesse de mariage a été parafé à Saint-Jean, "maison dud sieur Bourdon "n le 26 décembre 1661. A noter que Marie-Marthe Bourgoin signe avec élégance, fermeté et assurance. Le lundi 9 janvier 1662 est célébré la mariage de Nicolas et Marie-Marthe devant Jean Bourdon, père et fils, l'abbé normand Jean Lesueur de St-Sauveur, le marchand bourgeois Jean Gloria. Pilote et fermier. À l'époque, le notaire Paul Vachon lui même cherchait un revenu d'appoint pour boucler son budget. Le pilote Godbout découvre lui aussi la nécessité d'être propriétaire terrien. Le 10 août 1662 il devient acquéreur d'un lot de deux arpents de front sur le fleuve, sur le territoire actuel de St-Pierre à L'Ile d'Orléans. Ses voisins : Adrien Blanquet, dit Lafougère, et Jean Leclerc, dit Lebouteleux. La concession est faite par Jean et Nicolas Juchereau. Le recensement de 1666 confirme l'existence de cette propriété Godbout à St-Pierre. Guillaume Ferté, parisien d'origine, travaille comme domestique engagé chez les Godbout. Cependant en 1667 la famille Godbout vit à Québec, entre Pierre Nolan et le Dieppois Charles Martin. Qu'était-il advenu de leur terre dans l'île ? En juin 1667, Nicolas et Marie-Marthe l "avaient échangée__pièce non retracée,__avec Jean Leclerc pour une autre située selon Archange Godbout, à la paroisse de St-Laurent, près du moulin de l'arbre sec. L'eau intéressait plus Nicolas que la terre. Il est assez rare qu'un simple colon laisse de son vivant son nom à la géographie de son nouveau pays. Voici ce que nous apprennent les Relations des Jésuites en 1670, sous la plume du père Charles Albanel. " le dix-huitième (juin) je partis avec douze Oumamoois et me rendis à la rivière Godebout, où l'Île. Quant à Marie-Marthe Bourgoin, en 1673 et 1674, elle présente au baptême comme marraine Pierre Gauthier, Marie-Marthe Coulombe et Marc Isabel, fils d'Adrien. Le 25 mars 1671, " Nicolas Gaudebout demeurant en cette ville " engage Guillaume Ferté à travailler pour son compte du 15 avril au 15 juin ; il lui promet de lui verser 45 livres comme salaire. Aucune précision au sujet du travail à faire. Le 28 juin de la même année, Nicolas est absent du foyer, Marie-Marthe, procuratrice de son mari, reçoit 300 livres de Jean Leclerc, somme due à cause de l'échange effectuée le 17 juin 1667, dont il a été fait allusion. La quittance spécifie que Leclerc est dispensé lls étaient rassemblés au nombre de cent trente personnes ".... Le nom de cette rivière Godbout s'est perpétué jusqu'à nos jours, à cause de ce navigateur au long cours, Nicolas Godbout.
         
     Quand les Godbout s'établirent-ils à la paroisse de St-Laurent de l'Île ?Selon moi pas avant la fin de 1671. Le 22 décembre 1671 Nicolas est parrain de Nicolas Coulombe, né à St-Laurent ; le 24 février 1673, il est appelé à parrainer Marie-Anne Thibault, fille de Denis, menuisier, établi à de remettre " toute le terre en valeur qu'il estoit obligé de fournir par led eschange ". Le notaire parafe l'acte à Québec.
     À la première cordée des Godbout de 5 qu'ils étaient, ils sont maintenant trente-sept à la troisième.
    - Épreuve
    -  À l'Hôtel-Dieu de Québec, le mercredi 5 février 1674, expirait Nicolas Godbout. Nous pensons qu'il a été inhumé dans le cimetière des pauvres de l "institution. Il laisse dans le deuil, outre sa compagne, quatre jeunes orphelins. La pauvre veuve dut mettre ordre à ordre à ses affaires. Marie-Marthe, tutrice de quatre enfants, Noël Fortier, "habitant, allié du défunt et proche voisin " subrogé tuteur, demandent à Paul Vachon, notaire, de venir présider l'inventaire, devant Claude Auber, juge prévôt du bailliage et Denis Avisse, huissier royal, Isaac Pasquier et Adrien Isabel. Témoins. Le matériel inventorié se résume à des objets ordinaires ; une lampe, une passoire et un chandelier de cuivre, trois coffres fermant à clef. Dans l'un de ces derniers, il y avait un livre intitulé " La flamme des personnes et des sainctes affections d'une belle âme " , un autre volume : Méditations sur les plus grandes et importantes vérités de la foy ; enfin, une carte marine sur parchemin avec livre et papier " concernant le voyage qu'il a faict sur mer " Ces souvenirs édifiants et précieux n'apportaient pratiquement rien dans l'assiette des enfants. Au grenier, à côté de la paire de raquettes, il y a un baril avec deux minots de blé. À l'extérieur, dans la prairie, il y a une vache laitière un taureau et quatre cochons dans un enclos. Dans le hangar, des gerbes de blé, valeur de 40 minots, attendent d'être battues : 15 minots de pois blancs, 4 minots de pois verts et 8 de blé d'inde sont prêts pour la consommation. La terre de 4 arpents de front sur le fleuve en possède 10 de défrichés. Là où le bas blesse, c'est au chapitre des dettes. La communauté doit en particulier 450 livres au marchand Grignon ; à Jacques Lamothe, 50 livres ; à Charles Royer, 100 livres ; à David Asselin, 40 livres ; à Clément Ruel, 15 livres, etc... Bref, la somme des dettes des Godbout dépasse de loin celle de leur avoir. Nicolas Godbout avait été un bon pilote et un courageux fermier, mais peut-être un piètre financier. Sa veuve aura du fil à retordre pendant au moins cinq ans pour résoudre ce problème. À brebis tondue, Dieu mesure le vent dit le proverbe. Le 2 juillet 1675 Marie-Marthe épouse Antoine Marcereau originaire de Saint-Ursin, ville de Montbar en Bourgogne. L'aïeule est décédée à l'âge de 50 ans à St-Laurent.
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    Généalogiste

    - Dans la descendance des Godbout apparaît un relief particulier, Aldéric Godbout(1688-1960), issu d'Étienne, menuisier et entrepreneur en construction, et de Flore Roy, à St-Vallier. Il a fait ses étude au collège Séraphique de Montréal et revêt la bure franciscaine sous le nom d'Archange. Professeur en France et au Canada, il s'intéresse en particulier à l'histoire des familles canadiennes- françaises et fut le président fondateur de la Société Généalogique Canadienne-Française, le 3 septembre 1943. 

    Religieux fervent, intellectuel chevronné, généalogiste expérimenté, ami des pauvres et des petits, le frère Archange Godbout demeure vivant dans la mémoire de nombreuses personnes.

    Premier ministre

    Joseph-Adélard Godbout (1682-1956), né à St-Éloi comté de Témiscouata, d'Eugène et de Marie-Louise Duret, époux de Dorilda Fortin le 9 octobre 1923, exerça sa profession d'agronome à l'école d'agriculture de Ste-Anne de La Pocatière ; puis en 1929, il se lance dans la politique provinciale. Il fut premier ministre du Québec en 1936 et de 1939 à 1944.
    Les textes sont extraits des volumes "Nos ancêtres"


    Auteur: Gérard Lebel C,Ss.R 

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