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Pierre Perrot & Geneviève Duclos Cap Santé
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Adrien Perreault & Barbe Rivard-Lacoursière 13-10-1730 La Pérade
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Michel Perreault & Marie-Marguerite Adam 8-2-1779 Lotbinière
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AdrienPerreault & Marie-Josephte Verret-Caron 20-11-1814 Bécancour
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Edouard Perreault & Esther Charland-Francoeur 24-11-1841 Drummondville
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Amédée Perreault & Exilia Charland 14-11-1882 Wotton
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 Azarias Nault & Marie-Anne Perreault 15-4-1902 Wotton
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Gérard Dion & Béatrice Nault 30-1-1929 Wotton
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Monique Dion & Elie Lebeau 10-10-1959 Windsor
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Pierre Perrot.

 
Me voici, Nouvelle-France! Serait-ce l'exclamation prononcée par Pierre Perrot, au quai de Québec, à sa descente du navire, à la fin de l'été 1680? L'histoire, oublieuse parfois, ne nous laisse guère de détails sur son passé, elle nous livrera les secrets de son avenir.

Portneuf

Engagé pour 36 mois, Pierre Perrot se dirigea vers le manoir de Portneuf, où on le reçut à bras ouverts. René Robineau de Bécancour, baron de Portneuf, Grand Voyer du pays, René, 55 ans, époux de Marie-Anne Leneuf, père de 9 enfants, lui présenta son épouse, ses domestiques et ses servantes

Pierre prit plaisir à visiter la baronnie. La richesse de la ferme s'étalait à sa vue, les 60 arpents cultivés, la belle cavale et le troupeau de 22 bêtes à cornes. Il se sentit chez lui comme l'aurait été un serviteur chez un grand métayer de France, son pays d'origine.

Le manoir entouré de divers bâtiments: étables, granges, parcs, jardins, bois, basse-cour, sans oublier les maisons des domestiques, avaient un air imposant. Le moulin à vent, surtout captivait le regard.

Pierre se mit à l'ouvrage. Avec tout ce bon monde, la vie sociale ne manquait pas de charmes.

Premier chez-soi
A la fin de son engagement, en 1683, Pierre confia à son maître son ardent désir de posséder une terre bien à lui. Le sieur Robineau lui proposa un lot, sur le bord du fleuve, à la hauteur du village actuel de Cap-santé: 4 arpents de front sur 40 de profondeur, concession intéressante! Pierre reçut son titre officiel le 23 avril 1685. Malgré les lourdes redevances exigées par Robineau, le concessionnaire y vécut jusqu'en 1702.

Mariage sans histoire

À cette époque, ceux qui se destinaient au mariage, ne manquaient pas d'obtenir les services d'un notaire pour faire rédiger en bonne et due forme un contrat de mariage; la signature de ce document revêtait même une solennité spéciale. Lors de la bénédiction nuptiale, le prêtre rapportait l'événement dans un registre. Pour Pierre et son épouse, aucune preuve de ce genre n'a été consignée, fait malencontreux dans notre histoire québecoise.
 
Donc, en 1685 ou pendant l'hiver 1686, Pierre épousa Geneviève Duclos. La cérémonie religieuse se déroula, pense-t-on, à la chapelle du manoir de Portneuf dédiée à La Nativité de Notre-Dame. Geneviève comme son époux, avait été domestique de René Robineau. Elle avait 16 ou 17 ans, ayant été baptisée vers 1669. Son père François Duclos, établi à Batiscan, était originaire de Manerbe en Normandie et sa mère, Jeanne Cerisier, venait d'Amboise où naquit et mourut Charles VIII, en Touraine.

Un malheur scabreux

Le 14 avril 1686, Pierre Perrot se présenta devant Philippe Gauthier de Comporté, prévôt de la maréchaussée, à Québec. Le nouveau marié portait plainte contre un dénommé Jacques Pourpoint, soldat déserteur de la Compagnie du capitaine le Marquis de Crisafy. Pourpoint aurait dû accompagne le chevalier de Troyes à la baie d'Hudson dans son expédition contre les anglais. Poltron rime souvent avec coureur de jupons.

Voici la double plainte de Pierre: Jacques Pourpoint rencontra sur son chemin l'habitation isolée où besognait Geneviève son épouse. Il pénétra dans le logis à un moment où elle était seule. Il la viola et s'enfuit avec les habits du colon Pierre Perrot.
 
La justice d'alors ne recourait pas aux psychologues pour ajuster le responsabilité des criminels. Six jours plus tard le sergent Robillard arrêtait le déserteur. Le Conseil souverain condamna le soldat infidèle, effronté et voleur, à être pendu et étranglé à une potence dressée dans la basse-ville de Québec; ce qui fut fat le jour même, le 22 mai 1686.

Du Cap à Batiscan

Tout semblait aller sur des roulettes à Cap-Santé, sur "la Pointe-aux-Envieux". Mais, au printemps de 1702, on ne sait trop pourquoi, ce fut le grand déménagement vers Batiscan. Marie-Madeleine avait été ondoyée à Cap-Santé, au début de mai, Le Récollet Constantin Delphalle complétait les cérémonies du baptême à Batiscan, le 5 juin" Les parents et leur 8 enfants s'installèrent probablement chez les Duclos, pour 9 ans.
suivante, son fils Louis en obtient autant sur l'autre rive.
Le 27 juillet 1711, Mme Mathurin Morisset achète la terre à Cap-santé "sur laquelle il y a environ douze arpents désertés; et une grange sur icelle.....avec une méchante masure", pour la somme de 600 livres. Le même jour, Pierre acquiert une terre tout près de Ste-Anne -de-la-Pérade, appartenant à Marie-Anne Lemoine, épouse de Jean Giasson; il agrandit ce domaine, le 4 septembre 1712, par le rachat d'une saisie d'un lopin de terre voisin.
En 1723, Pierre Perrot possédait déjà 20 arpents de terre labourables, selon le dénombrement de Louis Gastineau, seigneur, et payait 8 livres et 4 chapons annuellement pour ses cens et rentes seigneuriales.

Vraie richesse

Chez les Perrot, point de deuils, point de mortalités infantiles; leurs 12 enfants, 4 garons et 8 filles, dépassèrent tous l'âge de 24 ans. Gertrude, Elisabeth, Marguerite. Marie-Josephte, Angélique et Françoise fondèrent un foyer avec Jean-François Frigon, Pierre Breillac-Laroche, François Brisson, Ignace Rivard-Lanouette, Michel Roy-Castellerault et Pierre-G Proteau, Louis et François se marièrent mais sans laisser de descendants. Pierre et Adrien firent souche en s'alliant aux familles Trottier dit Belcourt et Rivard dit Lacoursière.

Marie-Madeleine célibataire, fut inhumée à La pérade, le 30 décembre 1721. Quant à Geneviève, née à Cap-santé le jour de Noël 1692, elle devint Ursuline sous le nom de soeur St-Charles, le 11 juin 1718. elle est décédée à Trois-Rivières en 1742.

Trois garçon tentèrent l'aventure plusieurs fois vers les pays d'En-Haut, de 1720 à 1732; François, Pierre et Adrien. Même les beaux-frères Frigon et Brisson allèrent souvent vers Michilimakinak, au sud de Sault-Ste-Marie, chercher des fourrures pour le compte de certains commerçants.

La donation

François devint propriétaire de la moitié du bien paternel, le 28 février 1728. ses frères et soeurs lui vendirent par la suite leur part d'héritage qui leur revenait sur la partie restante de la terre paternelle. François acceptait cet honneur et les charges coutumières en pareille occasion. Entre autres obligations, il devait faire célébrer 80 messes de requiem pour le repos de l'âme de ses père et mère après leur décès.
Départs

En 1735, lors du contrat de mariage de la cadette Marie-Françoise, nous apprenons que Pierre Perrot était maître-farinier. six ans plus tard, 21 mai 1741, Pierre rendait sa belle âme au Seigneur après avoir reçu les sacrements de pénitence et viatique. Il avait environ 87 ans, son corps fut déposé dans le cimetière de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Il allait rejoindre sa fidèle épouse, Geneviève Duclos, décédée depuis le 5 juillet 1740 et inhumée au même cimetière, à l'âge de 72 ans

La majorité des descendant de Pierre et de Geneviève Duclos habitent les régions de Trois-Rivières et
des Cantons de l'Est.

Textes tirés desVolumes:"Nos Racine"